Le 16 septembre 2020, lors de son discours sur l’état de l’Union, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé la création du Nouveau Bauhaus européen (NEB), volet culturel et social du Pacte vert pour l’Europe. Par cette initiative, elle a souligné que la transition écologique, au-delà d’être un projet technique ou économique, était aussi un projet culturel et social. Le Nouveau Bauhaus européen s’est vu attribuer le slogan : « Construire l’avenir de l’Europe : esthétique, durable, ouvert à tous ».

Après des décennies d’absence de la beauté dans le débat architectural, la Commission européenne l’a remise au premier plan, en la plaçant en tête de trois valeurs clés. Cela soulève toutefois une question fondamentale : qu’entend-on exactement par « beauté » ? Comment la définir ? Quels sont ses éléments constitutifs ? Qui décide de ce qu’on considère comme beau ? Existe-t-il en Europe un concept commun de beauté, ou cette notion varie-t-elle selon l’époque, le lieu et la culture ? Dans quelle mesure notre conception de la beauté est-elle intemporelle, ou au contraire sujette à changement ?

Cet article est paru dans A+319, publié le 28.09.2026.