Au domaine de Monnikenheide à Zoersel, ur architects a réalisé un nouveau pavillon résidentiel pour neuf personnes souffrant d’un handicap mental. Tout comme ce fut le cas avant lui avec d’autres réalisations de l’ASBL, ce bâtiment constitue un magnifique exemple de la manière dont l’architecture apporte une véritable plus-value dans la vie des résidents qui nécessitent un accompagnement.
Après la naissance de leur fils atteint du syndrome de Down, Paul et Wivina Demeester ont pris l’initiative en 1970 de construire, tout près de chez eux dans un quartier boisé de Zoersel, un centre de séjour court pour enfants et adultes atteints d’une déficience mentale. Les premiers bâtiments de Monnikenheide furent inaugurés en 1973 : cinq pavillons parallèles qui, d’emblée, furent appelés « maisons » en raison de la convivialité, de la dimension humaine et de l’esprit de normalisation et d’intégration qui les caractérisaient. Si, aujourd’hui, de nombreuses études abondent dans le sens d’un « habitat normalisé à petite échelle »1, c’était à l’époque un modèle révolutionnaire d’accueil du handicap, inspiré d’exemples scandinaves. C’est demeuré le fil rouge de chaque nouvelle construction et extension à Monnikenheide. 1 Vivre et travailler de la manière la plus normale possible constitue le point de départ de l’habitat normalisé à petite échelle. Les éléments clés sont : la normalisation, les soins sur mesure, la qualité de vie, la qualité des relations, l’équilibre entre autonomie et intimité, et la dimension humaine.