Un laboratoire urbain, une communauté de communautés, un mouvement mondial informel. S’inspirant du concept des fablabs et des makerspaces, le nouveau site de l’association locale à but non lucratif Timelab, à Gand, nourrit des ambitions de grande envergure. En 2017, Timelab a obtenu un bail à long terme pour une ancienne usine de vermicelles et a décidé de la transformer en ce qu’elle décrit comme « un fleuron de la coopération », un atelier « à l’épreuve du temps ». Conçu comme un lieu où de nouveaux systèmes de production et de consommation locaux peuvent être testés et mis en œuvre, Timelab accueillera une variété d’activités, de projets, d’artistes et d’organisations qui, comme l’affirme la coordinatrice Evi Swinnen, visent à « donner aux citoyens les moyens d’agir grâce à l’information, aux connaissances et aux compétences » afin de « changer le comportement des citadins ».

Situé dans un quartier résidentiel sur un terrain irrégulier, avec une maison des années 1970 donnant sur la rue et deux hangars industriels adjacents datant de 1934 à l’arrière, Timelab vise à accueillir un éventail d’activités en constante évolution. Les projets les plus récents prévoient un espace de coworking, un laboratoire de prototypage, un auditorium, un bar et un jardin communautaire, ainsi que plusieurs studios pouvant être loués à long terme. À terme, les 20 boxes de garage présents sur le site seront transformés en un petit parc. Timelab entend ainsi devenir un pôle créatif où la coopération est encouragée tout en respectant l’autonomie de chaque acteur impliqué. Le projet vise également à redynamiser ce site industriel désaffecté en tant qu’espace productif. De plus, il s’oppose délibérément à la pratique courante dans les villes belges consistant à remplir ces espaces clos et vacants de garages ou de places de stationnement, ce qui peut être rentable pour les investisseurs, mais nuit au quartier. Au contraire, Timelab transforme le site en un lieu de rencontre public animé et inspirant.