L’annulation précoce du concours d’architecture pour le MuHKA à Anvers a soulevé cette année de vives émotions. Maintenant qu’elles sont un peu retombées et que les différentes opinions et contre-opinions se sont exprimées, nous pouvons tenter de tirer les leçons de cette expérience.
Des articles publiés précédemment1 à ce sujet ont notamment mis l’accent sur les atermoiements de la commission d’adjudication, l’argent prétendument jeté par les fenêtres, la composition des équipes de conception et la genèse mouvementée du MuHKA actuel. Bien plus que des causes, ce sont les symptômes de la manière dont une mission d’architecture pour un prestigieux bâtiment culturel des pouvoirs publics flamands finit à nouveau par faire naufrage. Ailleurs, la procédure d’Open Oproep démontre bel et bien ses mérites. Mais alors, où se situe le problème, en particulier pour ces projets où les ambitions sont si élevées ? 1 Voir Jan Lippens, «Hoe de architectuurwedstrijd voor het nieuwe MuHKA compleet ontspoorde» (trad. litt.: Comment le concours d’architecture pour le nouveau mukha a complètement dérail-lé), dans le Knack du 24 juin 2020; Pieter T’Jonck, «MuHKA, een analyse», et Marc Dubois, «Het drama van het MuHKA in Antwerpen»