On en trouve partout à Bruxelles : des dizaines d’initiatives citoyennes ont vu le jour dans le but de transformer la ville et de développer l’espace urbain. Mais sont-elles prises au sérieux ? Les décideurs leur prêtent-ils attention ? Comment des organisations historiques telles que BRAL, Inter-Environnement Bruxelles (IEB) et l’ARAU se positionnent-elles face à ces mouvements citoyens ? La situation semble évoluer et la participation semble de plus en plus à l’ordre du jour, même si les mécanismes d’aménagement du territoire restent profondément ancrés.

Face aux enjeux liés au climat, à la mobilité, à l’alimentation durable et à d’autres préoccupations liées à une vision différente du développement économique et social de nos sociétés, de plus en plus de personnes souhaitent faire entendre leur voix et la démocratie représentative ne semble plus être pour elles le seul moyen de s’exprimer. En témoignent les manifestations pour le climat : aux yeux de la population, les décideurs politiques n’en font manifestement pas assez, ni assez vite. Cette volonté de se faire entendre concerne également l’aménagement de la ville, l’utilisation des espaces publics et verts, le logement, la mobilité, et bien d’autres domaines encore. Au lieu de formuler des revendications ou de s’opposer, comme le prévoient les règlements d’urbanisme, notamment par le biais d’enquêtes publiques et d’éventuels recours, les Bruxellois mobilisent leur capacité d’action en mettant en place des projets concrets mais aussi réflexifs, dans le but de construire la ville autrement.