Les résidents des projets de cohabitation sont souvent perçus comme des personnes profondément attachées à la vie communautaire. Eux-mêmes mettent d’ailleurs l’accent sur le sentiment d’appartenance à une communauté qu’ils éprouvent chez eux. « L’esprit de groupe est vraiment important », explique un résident d’un projet de cohabitation. Pour certains d’entre eux, un projet de cohabitation constitue la forme d’habitat privilégiée pour vivre en communauté. Comprenez bien : ce sentiment de communauté ne se retrouve ni dans un lotissement flamand ni dans un appartement.

Mais de quel type de communauté s’agit-il ? Si l’on jette un œil derrière la façade de dix formes de logement collectif en Flandre et à Bruxelles, on apprend beaucoup sur la manière dont la communauté se manifeste dans la pratique quotidienne. Parmi les 30 résidents à qui nous avons parlé dans leur jardin ou leur cuisine communs, ou encore dans leur espace privé, les points de vue sur la communauté divergent. Par exemple, un résident nuance le profil social de certains habitants de la cohabitation en déclarant : « Notre groupe souhaite vivre différemment sur le plan social, mais en réalité, nous aussi, nous n’avons cessé de penser aux briques. »