À Langemark, commune de Flandre occidentale, le Studio Thys Vermeulen a surmonté la maison communale d’une extension qui, à tous les égards, renforce le contexte existant. Au-delà de la maison communale, le centre ouvert situé aux abords immédiats d’un parc acquiert ainsi un nouvel accent, à l’intérieur et l’extérieur.

Dès 2008, dans Oase 76, Wilfried Wang se plaignait de la perte de sens du contexte. Pour l’architecte allemand, cette absence de pertinence est imputable au développement et au perfectionnement progressif de toutes les activités humaines pour parvenir à une certaine autonomie, les formes extérieures de ladite autonomie s’éloignant toujours plus de leur terre natale. Wang faisait ici indubitablement référence à l’architecture autoréférentielle des « stars internationales » de l’architecture. Pourtant, cette problématique est toujours présente, notamment dans la laborieuse quête d’un particularisme dans le contexte des vulnérables centres de villages ruraux en Flandre. Sous prétexte de densification, les villages se voient affublés d’immeubles d’appartement et de centres d’activités multifonctions, le tout dans un langage architectural générique.