Dans la périphérie verte de Tournai, Aurélie Hachez (AHA) a transformé une maison unifamiliale. Au lieu d’y réaliser une habitation isolée, l’architecte s’est elle-même lancée à la recherche d’un bien existant qui, moyennant quelques interventions intelligentes, répond totalement à la demande du jeune couple avec enfants.
Le rêve d’un jeune couple construisant une maison neuve, isolée, dans la campagne belge peut aisément correspondre au rêve d’une jeune architecte ambitionnant de réaliser un projet signature… mais ce ne fut pas le cas pour Ulysse : alors que le jeune couple avec enfants ambitionnait de commander une nouvelle construction, l’architecte Aurélie Hachez (AHA) n’avait aucune envie d’édifier un bâtiment ab nihilo dans une zone rurale. Pour elle, il est irresponsable de construire du neuf et de tenter de créer une identité par un objet posé en plein milieu d’un environnement où il reste encore beaucoup à trouver dans l’architecture vernaculaire. Le regard qu’Aurélie Hachez porte sur la ruralité n’est pas moralisateur mais repose sur des observations et des conditions contemporaines renvoyant à la responsabilité de sa profession.