À Grez-Doiceau, l’architecte Philippe Vander Maren et l’artiste Richard Venlet ont conçu une maison regorgeant d’éléments, mais qui, tout en accordant beaucoup d’attention à la dimension architecturale, parvient à éviter la surenchère. Leurs décisions précises sur ces éléments d’architecture appliquées à une organisation spatiale pragmatique se traduisent par une impressionnante complexité.
L’architecture de qualité a le pouvoir de créer des conditions spatiales spécifiques pour les fonctions les plus courantes du quotidien. C’est là que l’acte de construire devient l’art de construire. Faire du shopping peut être plus que simplement acheter des marchandises ; les années de scolarité peuvent se transformer en souvenirs liés à l’expérience d’un espace ; déguster un délicieux repas peut devenir un plaisir à tous les niveaux. Une maison, où les fonctions domestiques peuvent elles aussi être chorégraphiées et avoir un impact sur le mode de vie, peut être bien plus qu’un simple toit au-dessus de sa tête. A contrario, toutes ces expériences peuvent être gâchées par une scénographie architecturale qui se prend trop au sérieux, qui impose des interventions exagérées sur les scènes de la vie quotidienne.