Dans un quartier résidentiel à Dilbeek, le long d’une allée cerclée de bois, se cache un projet multigénérationnel particulier. De la rue, on a l’impression que dans cette habitation, la vie suit son cours. Mais dès qu’on pénètre dans la parcelle privée surgit une nouvelle silhouette avec une lasure noire. Un puzzle bien étudié de Madam architectuur, poursuivant un indispensable besoin de densification et de cohésion sociale.

Après le décès de son mari, Linda, dont la maison porte le nom, décida avec sa fille de transformer l’habitation. Pour l’une comme pour l’autre, il était important de pouvoir rester à cet endroit qui, au-delà de sa charge émotionnelle, offre une qualité de vie qu’elles apprécient et ne retrouveront pas facilement ailleurs. Comme Linda n’a pas besoin de soins, il ne s’agit pas d’une maison kangourou mais d’un projet multigénérationnel où une maison unifamiliale beaucoup trop grande a été scindée en deux unités d’habitation. Bien que la ligne de lotissement divise invisiblement le jardin, les habitantes continuent à partager la luxuriante végétation. La fille et la petite-fille de Linda se sont installées dans la partie préexistante. Le nouveau volume en bois où habite désormais Linda est positionné de manière à préserver l’intimité de chaque famille. Le projet fait la part belle au dénominateur commun, non seulement sur le plan de l’organisation interne au sein des deux familles, mais aussi dans la manière dont le souvenir et l’avenir se rencontrent.