Dans le Midi de la France, l’Occitanie est sillonnée par le Tarn. Sur les flancs de la vallée, le long de la rive sud, se déploie la pittoresque ville d’Albi. Elle s’est développée à partir du modèle médiéval : un réseau de ruelles sinueuses s’enroulant autour d’une place centrale. Albi tire son identité de la brique foraine rouge caractéristique des environs. Au-delà du surnom de « Ville rouge », l’utilisation homogène de ce matériau lui a également valu une inscription au patrimoine mondial de l’Unesco. Dans la complexité de ce contexte historique, les interventions contemporaines constituent inévitablement un exercice délicat.
Il n’existe que trois ponts qui enjambent le Tarn. Le Pont Vieux en aval, dans la vallée, le Pont Neuf plus près du centre et un viaduc ferroviaire du 19e siècle qui coupe la périphérie de la ville historique. La connexion entre le centre et la périphérie était difficile pour les piétons et les cyclistes. Une nouvelle liaison directe a été construite près du viaduc ferroviaire pour résoudre ce problème de mobilité.