Établi en 1994 sur le site de Ramioul à Flémalle, le Préhistomuseum a déjà fait l’objet de trois projets Feder visant l’amélioration de ses conditions d’accueil. Pour autant, certaines inadaptations structurelles (accrues par l’augmentation de sa fréquentation) conduisent ses gestionnaires à solliciter une étude de faisabilité dès 2007. Deux ans plus tard, l’asbl du Préhistomuseum, accompagnée de la commune de Flémalle et de la Spi, lance une procédure négociée avec publicité européenne pour une mission d’architecture visant la redéfinition complète des infrastructures. L’idée est de se libérer de l’offre muséale classique, en mettant à profit un site exceptionnel. Soucieuse d’obtenir une qualité égale sur chacun des aspects du projet, la maîtrise d’ouvrage demande que les compétences architecturales soient complétées par celles d’un paysagiste, d’un scénographe et d’un designer signalétique. Après une première étape de sélection qualitative et une visite du musée par les équipes candidates, ces dernières sont invitées à présenter leur travail durant la journée de jury. Devant des propositions très différentes, le comité d’avis désigne à l’unanimité la seule intervention osant l’éclatement du programme. La simplicité et le pragmatisme de l’atelier d’architecture aiud séduisent, de même que son audace vis-à-vis de solutions techniques telles que la récupération d’existants, l’utilisation de matériaux naturels et locaux ou l’emploi d’une écriture sobre et fonctionnelle. Fil rouge durant les deux ans et demi de chantier, la question du durable mettra à contribution l’ensemble des parties prenantes, architecture et paysagisme en premier lieu. Aujourd’hui, le site de Ramioul brille par la simplicité de son aménagement, laissant à tous (faune, flore, bâti et visiteur) la liberté de s’exprimer.