Près de trente ans après la sortie du livre éponyme d’Hans van der Laan, Thierry Delcommune et Roland Matthu explorent à leur tour l’espace architectonique.

À mi-chemin entre le monde des objets et celui des idées, l’architectonique désigne aussi bien l’art de bâtir que l’interaction entre les différentes parties d’un tout. Une hybridation que l’on retrouve chez les trois auteurs, pour qui elle est un moyen de rétablir l’équilibre au sein de la triade « naturel-construit-humain ». Mais c’est là que s’arrête la ressemblance. Car si le moine bénédictin cherche une définition universelle de la création du Beau à travers une série de règles de mesure, les deux architectes-enseignants cherchent à comprendre, et à dépasser, la rupture engagée entre le lieu anthropologique et ce qu’ils nomment « hyperespace contemporain ». Ce combat prend la forme d’une théorie de l’architecture richement documentée (probablement le fruit de leur carrière universitaire), tout en mots et en dessins.