En novembre dernier, l’architecte Juliaan Lampens nous a quittés à l’âge de 93 ans. Si sa dernière réalisation date de 2002, son oeuvre connaît depuis une décennie un remarquable regain d’intérêt.
En 2009, Angélique Campens et Sara Noel Costa de Araujo ont organisé une exposition à Sint-Lucas Gent. En 2010, Angélique Campens a réalisé un livre illustré par des photos de Jan Kempenaers, avec des textes de Francis Strauven et Joseph Grima, et une interview de Hans Ulrich Obrist. En 2014, la revue japonaise A+U a consacré à l’œuvre de Juliaan Lampens un numéro thématique – entre-temps épuisé. Les photographes et artistes – Kristien Daem, Aglaia Konrad, Hans Demeulenaere et Tim Onderbeke – ont basé des projets sur ses bâtiments photogéniques. En 2017, la Maison Vandenhaute-Kiebooms était le seul bâtiment belge figurant dans SOS Brutalism. A Global Survey. En 2018, L’Architecture d’Aujourd’hui a rendu hommage à son œuvre en faisant de Juliaan Lampens le seul architecte à la retraite repris dans un numéro thématique consacré à la Belgique. Prochainement, le Vlaams Architectuurinstituut republiera le catalogue d’exposition de deSingel de 1991, « en raison d’un intérêt national et international croissant », précise l’institut. Tout cela pourrait donner l’impression aux amateurs d’architecture tant étrangers que belges qu’il fut le seul architecte à proposer un travail sensé en Belgique au 20e siècle.