Le bureau architecten de vylder vinck taillieu a construit à Sint-Katherina-Lombeek un centre de soins résidentiel pour une centaine de personnes. Le projet, au-delà de sa sensibilité pour le lieu, témoigne surtout de l’ambition de redéfinir de l’intérieur l’architecture des établissements de soins traditionnels, et ce, jusque dans les moindres détails.
À Sint-Katherina-Lombeek, entité de la commune de Ternat, entre le centre du village et la chaussée d’Asse, se trouve une étendue où fleurissent les fermettes à la flamande. Dans cet amalgame plutôt banal, on distingue çà et là des particularités : une avancée, un bâtiment arrière, un escalier extérieur, quelques arbres, un chemin. C’est là que les architectes de vylder vinck taillieu (a dvvt) ont construit le centre de soins résidentiel Kapelleveld. Pour insérer ce programme sur le terrain relativement petit tout en donnant une nouvelle impulsion à la typologie de la maison de repos classique, a dvvt a introduit dans le paysage un bâtiment s’ouvrant en éventail. Six ailes y accueillent un programme double : quarante et une habitations avec assistance et cinquante-sept chambres de soins. Les petits ressauts des ailes donnent de l’ampleur au bâtiment mais lui permettent de conserver une échelle limitée. Cette décision dans la conception met l’individu au cœur de l’habitat tout en permettant à l’ensemble d’être un tout. Le modernisme scandinave de Jorn Utzon ou Arne Jacobsen ne semble pas très loin.