La campagne de construction d’écoles « Scholen van Morgen » touche à sa fin. À la fin de l’année prochaine, ce programme DBFM aura livré cent quatre- vingt-deux projets de rénovation et de construction neuve. Cent cinquante-quatre d’entre eux ont actuellement ouvert leurs portes. L’équipe du Vlaamse Bouwmeester, qui a participé à la sélection des projets et à leur définition, fait aujourd’hui le point de la situation.

Lorsqu’en 2005, le ministre de l’Enseignement Frank Vandenbroucke demanda à Marcel Smets, dès son entrée en fonction comme second Vlaams Bouwmeester, de le conseiller pour rattraper le retard pris dans l’aménagement des infrastructures scolaires, la manière dont la qualité de l’architecture allait pouvoir être garantie était tout sauf une évidence. Un milliard d’euros allait être investi par le biais de financements alternatifs. Un partenaire privé allait être engagé pour prendre en charge le financement, la conception, la construction et les travaux d’entretien (dbfm – Design Build Finance & Maintenance), en échange d’une indemnité de mise à disposition pendant trente ans. Par la suite, les bâtiments devaient être cédés gratuitement aux administrations scolaires. Une fois le partenaire privé désigné pour le financement, il y eut un processus assez classique avec successivement l’adjudication du volet architecture, une phase de création pour l’obtention du permis de bâtir et enfin l’adjudication de la construction et de l’entretien. ag Real Estate COPiD devint maître de l’ouvrage délégué, représentant le bailleur de fonds. Contrairement à ce qui se passe lorsque la création, la construction, le financement et l’entretien sont indissociables dans un seul et même marché, ce processus laissait encore de la place à la concertation et aux adaptations.