Créé en 2002, le programme 101e % de la slrb a pour objectif de répondre aux défauts d’intégration d’œuvres d’art dans les marchés publics d’architecture. Un appel à candidature est lancé en 2013 dans ce cadre, visant « la conception et la réalisation d’une œuvre d’art » au sein de cinq sites identifiés, dont le parc « Ville et forêt » (un ensemble de 450 logements au sein du quartier de Watermael-Boisfort). Au total, 88 candidatures sont réceptionnées, dont 52 sur le présent site. En octobre 2014, les cinq artistes présélectionnés remettent leur offre. Pascaline Wallast, associée à Alca-Malau, se distingue pour son approche mêlant sensibilité, faisabilité et durabilité. Ses premières ébauches décrivent un site composite : le bâti souffre d’une construction en plusieurs étapes ; la population métissée cohabite avec l’automobile. Partant, l’artiste privilégie un langage simple et abstrait pour éviter tout rattachement culturel et décide de se retirer dans les espaces verts. Elle imagine une dizaine de pièces à échelle humaine, créant autant d’évènements dans le paysage urbain. Reste à en préciser les contours. Combien y a-t-il d’éléments ? Quelles formes prennent-ils ? Où sont-ils posés ? C’est à ces questions que doivent répondre les habitants lors d’ateliers encadrés par P. Wallast et les intervenants dont elle s’est entourée. Au terme de l’année, le chemin de cailloux compte neuf sculptures minérales sur un parcours traversant le quartier. L’œuvre, inaugurée le 11 octobre 2016, garde la mémoire de son processus de création autour de deux mots : « repère », symbole des jalons ponctuant le nouvel horizon du quartier, et « lumière », symbole du soleil reflété par les feuilles d’or habillant la pierre, et de l’offrande faite par et pour les habitants.
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