L’athénée royal Charles Rogier à Liège présente une architecture d’une rigueur structurelle implacable qui ne répond plus aux usages actuels. Outil devenu obsolète également énergétiquement, il était temps de le rénover et de repenser la gestion des flux et l’organisation spatiale des activités. Aujourd’hui, l’école en cours de chantier affirme déjà sa nouvelle identité et une vivifiante fonctionnalité au profit de ses utilisateurs.

Transformer et rénover l’athénée royal Liège 1 (Charles Rogier), c’est aussi interroger l’époque moderne de sa construction. Au cœur du centre-ville, l’équipement résulte de la percée dans un parcellaire dense du boulevard Maurice Destenay dans les années 1960 pour la sainte fluidité des automobilistes. Le bâtiment s’impose au tissu bâti martyr, rue des Clarisses, et sa cour s’ouvre sur le large boulevard, symbole de la ville poreuse, que ponctue la Tour Kennedy avant de rejoindre la Meuse. Les marques profondes de cette pensée infrastructurelle sont les discontinuités du parcellaire et des vides disproportionnés difficilement franchissables par les piétons.