La saga urbanistique du redéveloppement du site de Tour & Taxis, le long du canal à Bruxelles, remonte aux années 1990. Faute d’une politique et d’une vision cohérentes, cette zone stratégique est tombée dans des mains privées, mais la lenteur du dossier a permis aux autorités régionales d’imposer certains principes.

C’est au début du 20e siècle que sont construits un grand entrepôt et une grande gare de marchandises sur le site de Tour & Taxis, du nom de la famille d’aristocrates germano-italienne Thurn und Tassis qui y laissait jadis paître ses chevaux de poste. C’est là qu’étaient stockées et contrôlées par la douane toutes les importations destinées à l’agglomération bruxelloise. Pendant le dernier quart du 20e siècle, le site perd rapidement de son intérêt à la suite de l’unification du marché européen et du développement du trafic routier. Face au déclin de l’activité de ce gigantesque site, qu’allait-il advenir des 45 hectares situés à un jet de pierre du centre-ville ?