Qu’il s’agisse de normes et de certification, de règlements d’urbanisme et de procédures administratives ou d’oppositions nimby, le projet d’architecture se doit de les confronter pour sortir du champ strict de l’architecture et entrer dans celui plus large de la société. Et ce, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un projet transgressif comme le MAC’s au Grand-Hornu ou le théâtre de Liège de l’atelier d’architecture Pierre Hebbelinck.

La pratique de l’architecture peut parfois ressembler à une longue succession de résistances surmontées et de remises en question. Elle implique à la fois une conviction à toute épreuve et une écoute attentive des besoins et désirs du maître d’ouvrage. L’atelier d’architecture Pierre Hebbelinck intègre ces principes au cœur de sa pratique : d’une part, construire un substrat solidement étayé qui va porter le projet tout au long et, d’autre part, susciter l’adhésion des acteurs du projet et, à défaut, savoir rebondir sans renier la vision à l’origine du projet. En fait, « le métier d’architecte est par nature à la fois normatif et transgressif. Il est toujours en butte à quelque chose qui va mal se passer quelque part. On ne sait jamais à quel endroit de la conception ou du chantier ça va arriver. Enfin, quel que soit l’endroit dans la chaîne, il y a une créativité d’opposition absolument colossale ».