Imaginez un monde post-capitaliste axé sur la décroissance, les circuits courts et l’économie locale. Un monde sans pétrole, où l’énergie nécessaire est générée en respect de la nature. Un monde sans agro-industrie où de nouvelles politiques territoriales sont mises en place suite aux avancées spectaculaires de rendement et d’emplois offerts par les nouvelles techniques de culture et de maraîchage intensif. Un monde où les terrains agricoles, autrefois en monoculture et appauvrissant les sols, sont transformés et de nouvelles activités rurales voient le jour. Imaginez ce monde, et surtout, imaginez son architecture.
Voici l’exercice, basé sur les principes de la « bio-région », un courant écologique international et interdisciplinaire, que Gilles Debrun et Dimitri Fache de l’UCL LOCI à Tournai ont développé avec les étudiants de master 1 à L’UCL LOCI à Tournai. L’énoncé ? Un petit équipement productif et didactique comme une ferme régénérative ou une bio-fabrique qui, selon les enseignants, « participe à la construction d’un territoire habité, productif et bienveillant envers le vivant : une architecture qui transforme les manières de vivre et de travailler, voire les manières d’habiter. »