Pourquoi diable les concepteurs doivent-ils à présent aussi s’occuper d’agriculture ? Pour trouver une ébauche de réponse à cette question, nous sommes allés à Neerpede. Entre les terrains d’entraînement du RSC Anderlecht, on peut apercevoir le dernier petit bout de campagne de Bruxelles, qui a été choisi pour le plus grand projet d’agriculture urbaine de la métropole bruxelloise : BoerenBruxselPaysans.

Dans le domaine architectural, la saison d’exposition 2018-2019 fut une « année paysanne ». Dans Taking the Country’s Side présenté à la Triennale d’architecture de Lisbonne, Sébastien Marot considère que concilier agriculture et architecture est une urgence absolue pour les concepteurs. À l’occasion de la première édition de la Biennale d’architecture et du paysage à Versailles, dans Le Goût du paysage, Alexandre Chemetoff brosse le portrait de vingt-quatre agriculteurs et de leur relation avec le paysage. Dans Capital Agricole, Augustin Rosenstiehl dévoile le rôle historique de l’ancien Paris en tant que ville alimentaire bouillonnante et imagine l’Île-de-France en métropole agricole contemporaine. En février 2020, rendez-vous au Musée Guggenheim de New York pour Countryside d’AMO/Rem Koolhaas ! En d’autres termes, l’agriculture est aujourd’hui un hot topic dans le domaine de l’architecture, du paysagisme et de l’urbanisme. Mais pourquoi diable les concepteurs doivent-ils à présent aussi s’occuper d’agriculture ? Pour trouver une ébauche de réponse à cette question, nous sommes allés à Neerpede.