De plus en plus d’initiatives citoyennes ou de « biens communs » voient le jour dans les villes belges. Elles ont permis aux citoyens de s’impliquer activement dans leur environnement et, à terme, d’influencer les politiques publiques sur un large éventail de questions écologiques, économiques et sociales. Il s’agit là d’une autre façon de façonner la ville, parallèlement aux décisions des acteurs publics et aux règles du marché privé.

Commons Lab, Jardin forestier itinérant, Anvers, 2020. © Commons Lab

Automne 2020. En pleine deuxième vague de Covid-19, Muntpunt, la plus grande bibliothèque néerlandophone de la capitale, prévoit une série de conférences en ligne sur les « Commons » en collaboration avec Bral, la Brussels Academy, Culture and Democracy, et d’autres. Le 27 novembre, la première conférence flamande sur les Commons est organisée à Anvers par Commons Lab Antwerpen, l’Université d’Anvers et Denktank Oikos.

Le terme « Commons » désigne des groupes de personnes qui se rassemblent autour d’un « bien commun » spécifique. Que ce soit dans le domaine du logement, de l’alimentation durable, de la mobilité ou de l’énergie, des collectifs de citoyens organisent des activités gérées de manière partagée et collaborative, s’appropriant ainsi leur quartier, leur ville, autour de ces biens communs. Que ce soit à l’échelle d’une rue, d’un quartier, d’une commune ou d’une région, les habitants se réunissent pour embellir les maisons avec des fleurs, créer un potager urbain, partager des équipements tels que des voitures, transformer un terrain vague en lieu de rencontre ou occuper temporairement un bâtiment. En bref, il s’agit de l’appropriation et de l’organisation des territoires par les citoyens, selon des conditions de collaboration ouvertes.