Du territoire naturel où se trouve sa source à Cerfontaine jusqu’au territoire urbain de Charleroi, la rivière de l’Eau d’heure s’étend sur près de 50 kilomètres et traverse une série de communes. Son cheminement fait l’objet d’études pré-opérationnelles, telle une charte territoriale initiée par Charleroi Métropole, afin d’amorcer une ligne directrice pour les futures interventions. Le CITW (Centre d’ingénierie touristique de Wallonie) a mandaté les architectes urbanistes de Réservoir A et les paysagistes de Carbonifère dans l’intention de dessiner un schéma de développement territorial liant des entités urbaines et rurales. C’est l’opportunité de créer un nouveau parcours croisant les volontés paysagère, touristique et économique des différents acteurs.
Comme pour une enquête, les architectes commencent par arpenter le territoire de l’Eau d’heure. Ils y sont d’ores et déjà sensibles, puisque c’est celui dans lequel ils ont grandi. Leur objectif est de trouver des cheminements, des parcours le long des rives, majoritairement sauvages, mais parfois privatisées de manière anarchique. En les reliant à de nouveaux cheminements, ils tentent de tisser un fil rouge continu et d’apporter une cohérence en positionnant sur le chemin des points d’ancrage. Le tracé de la rivière, très lié à celui de la ligne de chemin de fer reliant Charleroi à Couvin, présente parfois des difficultés en limitant les traversées à des passages sous voie. Par addition au chemin linéaire viennent alors se dessiner des cheminements en boucle autour de ces zones.