À la lisière entre ville et campagne, la cité-jardin Bon Air à Anderlecht porte en elle la promesse hygiéniste du début du siècle passé : convaincre les Bruxellois, expropriés par les grands travaux urbains, d’embrasser un nouvel idéal de vie campagnard loin de la ville insalubre. Cent ans ont passé ; entre-temps, le Ring s’est construit et le rêve en a pris un coup. Enclavée et prise d’assaut par le tout-voiture, la cité-jardin Bon Air avait besoin d’un second souffle.

Lorsque la commune d’Anderlecht lance un appel d’offres en 2022, la question de base n’est pas tout à fait claire. Le budget d’1,5 million d’euros doit servir à rénover les espaces publics, en se concentrant a priori sur la place Séverine, au centre de la cité. Mais pour l’atelier DEV, l’enjeu est ailleurs. Avec l’accompagnement du bureau Aries pour la mobilité et de la paysagiste Ludivine Gragy, leur proposition intègre l’élaboration d’un plan-guide, capable d’interroger plus largement les problématiques que rencontrent le quartier et ses habitants.