Depuis plusieurs années, le changement climatique nous montre les limites de la croissance économique débridée. Les ressources ne sont pas inépuisables et une économie linéaire où les précieuses matières premières terminent en vulgaires déchets n’a rien de durable. Le secteur du bâtiment joue un grand rôle dans la production mondiale de déchets. Pourtant, aujourd’hui, la plupart des studios de conception des facultés d’architecture en Belgique continuent à enseigner un mode de création qui suit un modèle linéaire, axé sur la construction neuve. Laurens Bekemans et Catherine Mengé (KU Leuven, campus Bruxelles) tentent lentement d’inverser la tendance et d’initier les étudiants aux processus circulaires dans le cadre du master international « On circular materials and processes ».

« Les étudiants sont immergés dans une niche spécifique de la construction ‘circulaire’, à savoir le développement de nouveaux matériaux de construction locaux et bioécologiques à partir de matières premières et de gravats provenant de sites de production et de démolitions en Belgique », explique Catherine Mengé. « Ces studios sont une combinaison de théorie, de recherche, de pratique et d’engagement dans le cadre d’un contexte concret. »