En ce moment même, des milliers de parents s’inquiètent de ne pas encore avoir trouvé pour l’année prochaine de place pour leur enfant dans une école primaire ou secondaire. Les grandes villes belges souffrent d’une pénurie aiguë dans ce domaine. Le gouvernement investit trop peu, et surtout trop lentement dans l’infrastructure scolaire. Libérer le financement d’une nouvelle école est un processus qui peut prendre des dizaines d’années. Et après, lorsque le projet d’une nouvelle école aboutit chez l’architecte sous la forme d’une commande, ça doit souvent aller très vite.

Imaginer un projet requiert du temps. Non seulement parce qu’il s’agit d’un processus créatif qui se nourrit d’hésitations et d’interrogations et que ce processus doit mûrir. Mais surtout parce qu’un projet ne gagne en qualité que lorsqu’il est le résultat d’un dialogue continu. Avec les commanditaires, les usagers, les partenaires, les bureaux d’étude, bref, avec les différentes parties concernées qui se font toutes leur propre image du projet à venir. À cela vient souvent s’ajouter un financement instable, des priorités politiques mouvantes ou de nouvelles réglementations qui font en sorte que la définition initiale du projet diffère fortement des exigences et attentes finales, ainsi que du résultat.