L’architecte et urbaniste Rémi van Durme a construit sa propre maison dans une commune rurale du Brabant wallon. À la fois créateur et habitant de la maison, il en a aussi été le constructeur. Cette maison est une ode à la liberté. 

Je peux parfaitement imaginer les discussions enflammées au comité de rédaction d’un certain magazine d’architecture bien intentionné. Face à cette maison, ces sages messieurs-dames n’écoutant que leur conscience ne peuvent qu’être partagés. Faut-il publier ou pas ce genre de choses? La maison est totalement isolée, quelque part en pleine nature et loin de tout. Est-ce encore responsable, à l’ère du stop-béton, du changement climatique, des embouteillages kilométriques et d’un budget environnement englouti dans sa quasi-totalité par les égouts? Nous ne sommes tout de même pas dans un supplément week-end? Sans vouloir me substituer à l’éminent comité de rédaction, j’aurais personnellement tendance à dire que non. Au-delà de ne plus être adaptés à notre époque, les bâtiments isolés pourraient même être criminels, comme l’a déclaré un jour un autre sage maître-architecte.