Quand un jeune ménage ixellois reçoit l’opportunité de privatiser le toit de son appartement des années 1930, commence la recherche d’une architecture susceptible d’exploiter la surface de la manière la plus qualitative possible. Ce qui devait initialement être un simple accès au toit a été traduit par Central office for architecture and urbanism en un pavillon de toiture, simple et maîtrisé, baptisé Rooftop President.
Le bureau bruxellois Central office for architecture and urbanism, encore relativement jeune, veut faire de l’architecture en poursuivant un objectif, et place systématiquement en tête de ses priorités le rôle de la production, de l’industrie et de l’auto-approvisionnement dans un contexte (péri-)urbain. Le bureau privilégie les grands projets publics, et travaille toujours à différents niveaux d’échelle. De temps en temps, il se laisse toutefois tenter par de petits chantiers résidentiels. Rooftop President, concomitamment à un master plan d’infrastructure routière à Genk, a marqué l’essor du bureau ; ce projet se veut être un exercice d’équilibre s’inscrivant dans une réflexion qui vise à déterminer s’il est pertinent ou non de construire dans les endroits qui se libèrent en ville – une question qui semble prendre de l’ampleur maintenant qu’une pandémie est quelque peu venue compliquer la voie de la densification et de l’extension.