La Cellule architecture de la Fédération Wallonie Bruxelles a lancé un concours pour développer un campus élargi et répondre aux multiples enjeux de l’athénée royal Paul Delvaux à Louvain-la-Neuve. Comment transformer ce bâtiment de bureaux en une école secondaire qualitative pour y accueillir des élèves dans le contexte de la nouvelle vision du tronc commun ? Comment générer une nouvelle dynamique urbaine où le bâtiment se devra d’interagir avec ses alentours tant par son langage en façades que par les cheminements des futurs élèves au sein du quartier ?
Situé dans le quartier de Lauzelle à Louvain-la-Neuve, l’athénée royal Paul Delvaux est actuellement à l’étroit dans les six maisons mitoyennes qu’il occupe depuis des années. Organisée autour d’une pédagogie participative d’enseignement secondaire général, l’école souhaite bénéficier d’une nouvelle antenne de manière à développer un campus élargi en reconvertissant un ancien immeuble de bureaux implanté à proximité. Réparti sur deux niveaux, le bâtiment de forme carrée est articulé autour d’un patio central et bénéficie d’une extension générant une volumétrie peu en dialogue avec le contexte existant. Ce manque de dialogue est renforcé par le langage des façades extérieures, d’une rigoureuse banalité. Malgré tout, le bâtiment offre une structure rationnelle composée de poteaux-poutres et développe une surface d’environ 3.000 m2 à même d’accueillir les 320 élèves escomptés. Le nouveau site est stratégique, car proche de l’école actuelle et bordé par le futur quartier Athéna-Lauzelle (1.400 logements) qui se développera de l’autre côté du boulevard les séparant. Parmi les cinq propositions reçues, chacune d’une grande qualité, c’est l’équipe de Goffart-Polomé – Czvek Rigby qui tire son épingle du jeu en proposant un projet porté par une certaine prise de recul et une vision à l’échelle du quartier. En effet, ce qui distingue le projet de ses concurrents est la réponse offerte à l’échelle urbaine, dans laquelle l’école intègre une nouvelle liaison piétonne publique reliant le quartier actuel et celui qui se développera au-delà du boulevard. Cette mise en place redéfinit les lignes urbanistiques du quartier en évoquant l’idée d’un campus scolaire liaisonné par des venelles piétonnes dont Louvain-la-Neuve a fait, d’ailleurs, sa marque de fabrique.