Le skyline d’une ville, c’est plus que la somme de ses bâtiments. Ce n’est d’ailleurs même pas une véritable « ligne », mais plutôt un aplat ou une forme ; une silhouette unique, souvent iconique, qui définit en grande partie l’image qu’on a d’une ville. L’exposition « Skyline : constructions en hau- teur dans les Pays-Bas » proposée au Stadsmuseum de Gand explore l’évolution et le sens de ce genre d’horizon urbain des « Lage Landen » – c’est-à-dire la Flandre et les Pays-Bas –, en prenant Gand et Rotterdam pour exemples.

Installée dans l’abbaye de Bijloke, l’expo présente en premier lieu la riche histoire de la construction en hauteur (notamment en Europe). Elle débute avec les pyramides égyptiennes qui, pendant plusieurs millénaires, étaient les édifices les plus hauts, avant d’être détrônées au Moyen Âge par les cathédrales gothiques. Grâce à l’invention de l’imprimerie au 15e siècle, les artistes de la Renaissance se mettent à représenter leur ville. Les portraits qu’ils en font sont rarement une reproduction objective de la ville d’antan, mais plutôt l’expression d’un ressenti subjectif en lien avec la ville en question.