Ce mois-ci, les universités inaugureront l’année académique de manière festive. Mais ont-elles réellement une raison de fêter quelque chose ? Les défis auxquels elles sont confrontées ne sont pas minces : économies considérables, pression liée à la nécessité de publier, impact de l’intelligence artificielle, concurrence croissante, cas de comportements transgressifs et ainsi de suite… Les sévères coupes budgétaires annoncées l’an dernier dans l’enseignement supérieur par le ministre flamand de l’Enseignement sont également une source de grande inquiétude.

Les universités traversent une crise de légitimité. Les rouages sont grippés et il est urgent de mettre en oeuvre de nouvelles formes et de nouveaux contenus. Une solution pour y parvenir serait d’assumer explicitement un rôle social accru. L’université doit intrinsèquement faire partie des communautés environnantes et se connecter à la ville et à la région. Les établissements doivent miser sur des activités à plus-value sociétale indiquant clairement ce que l’université représente. L’université doit être à la fois urbaine et métropolitaine : une unif pour, avec et à travers la ville.