J’avais juste demandé un moulin à poivre. Quelle ne fut pas ma surprise, à Noël dernier, de recevoir un modèle électrique dernier cri. Quatre piles pour remplacer un effort manuel dont je ne m’étais jamais plaint. Le seul bénéfice semblait être pour le fabricant. Mais il n’y a pas que sous le sapin que ce type d’inflation technologique nous assaille : en architecture aussi. Or le low-tech fait justement partie des stratégies permettant de réduire l’impact environnemental de la construction.

En effet, l’empreinte carbone des bâtiments ne tient pas uniquement à leur consommation énergétique (isoler pour réduire les besoins de chauffage) et à l’énergie grise des matériaux utilisés (virage vers la réhabilitation, le réemploi et les matériaux bio- et géosourcés), mais aussi au processus de construction. À travers ce dernier, il faut prendre en compte l’énergie consommée lors du montage (préfabriqué ou sur chantier), mais aussi l’énergie grise de l’équipement utilisé (rabot ou robot ?).