Les images ne sont pas les seules sources de référence de l’architecte, artiste et chercheuse Sophia Holst (1988) : « Souvent, je m’intéresse plus particulièrement aux idées qui se cachent derrière les images, et parfois, ces idées se trouvent tout autant dans des textes et des mots. C’est ce que ce titre illustre pour moi. Il m’inspire pour positionner ma pratique : une pratique architecturale qui oscille entre provocation et production, entre la réflexion sur l’espace vécu et sa conception. »
« L’idée de “contreprojets” ou “counter-projects”, par sa capacité à être à la fois source de critique et de création, est donc un format qui me parle beaucoup. Ce sont des projets de création qui réagissent à des changements urbains existants et visualisent un avenir alternatif. En prolongement de l’étude consacrée aux stratégies de rénovation du logement social à Bruxelles (“Cité de la Philanthropie”), je travaille actuellement à une recherche (par le projet) aux Pays-Bas qui s’intéresse aux stratégies de rénovation sans démolition et sans déplacement de leurs habitants des quartiers d’habitations sociales. Ce “contreprojet” est en ce sens l’occasion d’une expérience architecturale visant à analyser la valeur de l’architecture du logement social construit dans l’après-guerre ainsi que le déclencheur d’un débat sur des thématiques sociales controversées telles que la discrimination de groupes marginalisés en raison de leur situation économique ou de leur origine ethnique dans le contexte du développement des grandes villes néerlandaises. »