L’architecture peut-elle rendre malade ? Chaque maladie a-t-elle sa propre architecture ? L’architecture est-elle contagieuse ? Ou l’architecture pourrait-elle contribuer à vaincre des maladies telles que le cancer ?
Ces questions sont au cœur de l’exposition Sick Architecture qui se déroule au CIVA, à Bruxelles. L’exposition, qui ne donne pas d’emblée de réponse univoque, a pour objectif de nous faire prendre conscience de la manière dont, au fil des siècles, l’architecture a été et est encore utilisée pour prévenir, écarter ou soigner les maladies – un thème qui, au moment où la pandémie de Covid a éclaté, est fortement revenu à l’avant-plan. « There is no disease without architecture, and no architecture without disease » (trad. libre : Il n’y a pas de maladie sans architecture, et pas d’architecture sans maladie), déclare Beatriz Colomina, une des commissaires.