‘On affirme un peu trop rapidement la mort d'une ville’

publié le 09.09.2015 | texte Paul Vermeulen
Collectie Bonnefantenmuseum Maastricht © Fondazione Aldo Rossi, Milaan

Collectie Bonnefantenmuseum © Fondazione Aldo Rossi, Milaan

En 1966 paraissait ‘L’architecture de la ville’, d’Aldo Rossi. Cinquante ans plus tard, cet ouvrage emblématique de la théorie de l’architecture a conservé toute son importance, selon Paul Vermeulen. Tout comme ‘L’enseignement de Las Vegas’ et ‘New York Délire’.

Etudiant, j’ai participé à l’organisation d’un colloque que nous avions baptisé ‘Architecture de la ville’, en référence au livre d’Aldo Rossi, ‘L’architettura de la citta’. Cet ouvrage occupait alors, vingt ans après sa publication, une place de choix au sein du cours de théorie de l’architecture d’André Loeckx. Il était pour nous d’une importance majeure. A+ m’a demandé ce qu’il en aujourd’hui, cinquante ans plus tard? A-t-il conservé cette place prépondérante? Absolument. Mais cette affirmation demande quelques explications.

Le livre d’Aldo Rossi ne s’est imposé que très lentement, infiltrant tout doucement le milieu de l’architecture, en Europe puis aux Etats-Unis. N’était la réputation grandissante de l’auteur en tant qu’architecte et artiste, cette progression n’aurait peut-être même jamais eu lieu. Il s’agit d’une oeuvre difficile, à la fois vague et profonde. Il fallait se laisser imprégner par les mots, laisser surgir le sens. Et cela marchait. Le texte décrit des méandres à travers l’histoire, de manière plutôt décousue, offrant des perspectives insoupçonnées. Peu importe le nombre de postfaces, de ce périple surgit l’idée de l’auteur d’une ville historique à la fois permanente et changeante, matière première de l’architecture.

 

> Lire la suite dans A+255 (sortie le 16.09.2015)

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