La politique belge du logement est historiquement ancrée dans la propriété individuelle, avec un morcellement de la responsabilité et des conséquences néfastes sur l’espace. La coopérative de logement constitue une alternative ; elle est fondée sur la cohésion collective plutôt que sur l’optimisation individuelle. Les coopératives de logement ne sont pas un phénomène nouveau puisqu’elles existent depuis le début du 20e siècle, également en Belgique. Le choix politique s’étant porté sur la propriété individuelle, ce mouvement resté à l’arrêt pendant un siècle voit aujourd’hui émerger de nouveaux pionniers. Ensemble, ces femmes et ces hommes symbolisent un changement nécessaire : de la propriété à l’utilisation, du profit à la valeur, de l’habitat individuel à la vie collective.

 L’habitat après la Première Guerre mondiale