Le marché des bureaux se contracte. Avant la crise du Covid, Bruxelles comptait déjà 1 million m2 de bureaux vacants, auxquels 500.000 m2 de bâtiments vétustes sont encore venus s’ajouter l’an dernier. La Commission européenne, qui est un bon baromètre de l’utilisation des bureaux, veut elle aussi se défaire de 25 % de ses bâtiments pour réduire de 200.000 m2 la surface qu’elle occupe.

Dans le même temps, Bruxelles doit faire face à une grande pénurie d’habitations à loyer abordable et d’infrastructures publiques telles que les écoles et centres sportifs, a fortiori dans les zones monofonctionnelles de bureaux du Quartier Nord ou du Quartier européen. Il semble donc totalement logique d’affecter à d’autres programmes les immeubles de bureaux devenus obsolètes. Cette ambition figure également à l’agenda du Maître Architecte bruxellois (BMA) et de Perspective, le bureau du plan de la Région bruxelloise qui a proposé l’an dernier un plan contenant un programme plus diversifié pour le Quartier européen.