À Marcinelle, sur l’emplacement de l’ancienne maison de Marc Dutroux se trouve désormais un jardin à la mémoire de ses victimes. Le titre du projet, « Entre terre et ciel », s’il se réfère à la surélévation du jardin, dit aussi quelque chose de la place adéquate du souvenir : quelque part entre la physique du lieu et sa transfiguration symbolique.
Ériger un mémorial répond en premier lieu à un besoin symbolique. Le mémorial donne à un événement l’espace physique qui lui manque pour ancrer le souvenir et autoriser le recueillement. Mais il arrive aussi que l’événement ait laissé un site trop plein de mémoire, marqué par une histoire tragique qui interdit d’imaginer toute nouvelle forme d’occupation.