« Nous avons choisi cette référence parmi de nombreuses autres d’Architectures sans architectes (Bernard Rudofsky). Celle-ci nous paraît iconique, en voie de démolition et portant l’étendard de plusieurs thématiques qui nous sont chères. Ces espaces sans affectation, de moins en moins présents dans notre paysage urbain, apparaissent comme des lieux de résistance architecturale où l’expérience de l’espace est dépourvue des charges administratives et normatives qui pèsent sur l’architecte aujourd’hui.

« Cet intérêt n’émane pas d’une esthétisation de l’architecture industrielle ou d’une fascination rétrofuturiste, mais bien des caractéristiques et des éléments d’architecture qui constituent cet édifice : l’ordre, la hiérarchie, la symétrie, les rapports d’échelle, la distribution, les degrés d’intimité, la matière, la tectonique, le temps, l’atmosphère, le travail de la lumière ; tout ce qui crée, en somme, l’expérience d’un lieu.