Préserver, pérenniser et contrôler le tissage est une tâche politique importante loin d’être évidente. Ce tissage constitue un défi étant donné, d’une part, la pression exercée par le développement de l’habitat sur des lieux a priori destinés aux entreprises, et, d’autre part, les nuisances potentiellement engendrées par les activités économiques dans des environnements résidentiels. En collaboration avec 1010au, le Département Omgeving Vlaanderen et IdeaConsult, l’UHasselt (Liesbeth Huybrechts, Barbara Roosen) a élaboré une boussole de tissage très pratique : un outil permettant de concevoir de façon durable le tissage entre habitat, travail et environnement.

« Lors de la pandémie du coronavirus, les Deliveroo et autres take-aways ont eu le vent en poupe, ce qui a incité certaines entreprises à travailler de manière plus locale. Un chocolatier local, par exemple, est passé de 90 % à 20 % d’exportations, avec pour corollaire un meilleur service aux particuliers. » Voici une des nombreuses citations (librement traduite) extraites de l’étude économico-spatiale et de l’étude Segmentatie VII (2021), qui vise à identifier la création de valeurs dans le cadre du tissage urbain. L’accent est particulièrement mis sur le tissage durable entre habitat, travail et environnement – dans les secteurs liés à l’industrie alimentaire et la construction – autour de trois chaussées : la Meensesteenweg (Bisse-gem), la Dendermondsesteenweg (Gand) et la Bergensesteenweg (Leeuw-Saint-Pierre). Cette citation indique que des entreprises sont parfois elles-mêmes à l’origine d’actions de tissage, par exemple en se mettant à travailler plus localement.