Depuis quelques années, le sujet du réemploi des matériaux a pris une place importante dans les débats architecturaux. Encouragé par des politiques publiques, étudié par des scientifiques, mis en avant dans des revues et des expositions, adopté comme stratégie de conception par des concepteur·ices de plus en plus nombreux·ses, le réemploi fait parler de lui.
Ce regain d’intérêt est étroitement lié à une inquiétude grandissante vis-à-vis des impacts environnementaux de la construction. Dans ce contexte, le réemploi est principalement présenté comme une stratégie innovante susceptible de contribuer à la prévention des déchets et à la diminution des dommages écologiques occasionnés par la production de matériaux neufs. Une telle lecture est évidemment correcte… à quelques nuances près !