Le regain d’intérêt pour les matériaux d’origine biologique suscite le débat dans de nombreux cercles d’architecture. La terre crue, le bois ou la paille sont-ils tellement plus durables que des matériaux conventionnels tels que la brique ou le béton ? Si leur empreinte sur l’environnement est réduite, sont-ils aussi efficaces ? Dans les cercles académiques, ce « material turn » s’est traduit par des études et des publications sur la qualité de la brique, du bois ou de la terre compressée, mais aussi sur l’histoire de ces matériaux – et d’autres – ainsi que leur faculté de mise en œuvre dans la conception architectonique. À la faculté d’architecture de l’ULB (La Cambre-Horta), Thomas Vilquin accompagne sur cette voie les étudiants de dernière année. La terre crue est un thème récurrent auquel les étudiants s’attellent avec curiosité pour approfondir l’étude.

Les mémoires de fin d’études, qui prennent souvent deux ans et aboutissent à un texte avoisinant les 150 pages, sont le fruit d’une étroite collaboration avec des ingénieurs et des spécialistes du terrain. Dans le sillage du groupe d’étude CRA-Terre de l’École nationale supérieure d’architecture de Grenoble (ENSAG), l’approche développée dans le cadre de cette formation est une manière de contribuer au développement d’un savoir sur les matériaux de construction pouvant être mis en œuvre dans un milieu professionnel.