Partout dans le monde, l’eau devient de plus en plus cruciale. Les longues périodes de sécheresse et les épisodes de précipitations intenses et d’inondations montrent qu’il faut révolutionner notre manière de l’appréhender. Ces dernières années, la Ville d’Anvers, Aquafin (la société de gestion de l’épuration d’eau en Région flamande), et Water-link (distributeur d’eau dans la région d’Anvers) ont oeuvré à répandre petit à petit l’idée qu’un changement radical de paradigme était nécessaire. Liselotte De Waele, de la société Aquafin, m’a guidé dans la Lange Riddersstraat, dans le quartier Sint-Andries, première d’une petite série rues-jardins récemment achevées, où la gestion de l’eau joue un rôle central. 

En juillet 2011, toutes les vannes du ciel se sont ouvertes sur Copenhague. En réponse à ce phénomène climatique extrême – auquel nous allons être confrontés de plus en plus régulièrement à cause du changement climatique –, la Ville a conçu sa première place adaptée au climat. Il y a dix ans que la Tådsinge Plads a été aménagée à Copenhague. La place a été en grande partie débarrassée de son revêtement minéralisé pour, en étroite concertation avec les gens du quartier, être réaménagée en « nature urbaine sauvage ». Au-delà de l’utilisation des matériaux, c’est en premier lieu la gestion de l’eau qui constitue la principale innovation de ce projet. L’eau de pluie venant de la place, des rues adjacentes et des toitures du voisinage est récupérée dans des bassins de rétention puis s’écoule vers la « forêt tropicale », où elle peut lentement percoler dans le sol. En intégrant différents éléments éducatifs ludiques dans le cycle, l’eau redevient en outre visible.