En Belgique, les églises sont largement présentes dans le paysage, mais depuis le tournant du siècle, nombre d’entre elles sont vides. Le bureau De Smet Vermeulen Architecten a transformé, à Gand, un de ces édifices en maison de quartier.
Créer des espaces symboliques pour répondre au désir de collectivité : à défaut d’être une définition intemporelle de l’architecture, les églises en sont tout de même un bon exemple. La question est de savoir si la raison qui pousse les gens à se rassembler dans un lieu est importante, et à quel point son impact sur un bâtiment est définitif. Une architecture conçue pour des rituels liturgiques peut-elle également servir à d’autres fins ? Ou une église est-elle le bâtiment le plus fonctionnel possible étant donné qu’elle est déjà placée sous le signe d’aspirations plus élevées ? En 2016, De Smet Vermeulen et noAarchitecten se sont penchés sur cette question dans le cadre d’une recherche par le projet qui fut publiée dans le numéro A+257. Les deux bureaux étaient parvenus à douze recommandations en matière de gestion, d’urbanisme et d’architecture. Ils soulignaient également le fait qu’une réaffectation ne se résumait pas à des aspects financiers ou fonctionnels. Il s’agit en réalité de la « capacité à penser de manière pluraliste et à identifier ce qui lie une communauté ».