Riet Coosemans a décroché en 2022 son diplôme d’architecte à Sint-Lucas Brussel (KU Leuven), avec une thèse théorique sur l’Habitation solaire d’Alfons Hoppenbrouwers. Pour ce type de thèse, les étudiants en architecture effectuent une recherche théorique en partant d’un point de vue d’architecte. Riet Coosemans a reconstitué la généalogie de l’habitation, passé un temps considérable dans les archives, interviewé les habitants et analysé le bâtiment en le dessinant. Elle a en outre couplé son analyse architectonique et historique à un thème dont l’urgence est très actuelle : la crise climatique.
L’Habitation solaire de l’architecte bruxellois Alfons Hoppenbrouwers (1930–2001) fut construite en 1976 à Oud-Heverlee. Alfons Hoppenbrouwers fut un des fondateurs des instituts Saint-Luc en Belgique ; au-delà d’y enseigner, il mit également sur pied les archives de Saint-Luc. En tant qu’architecte, il était influencé par le constructivisme et le modernisme du Corbusier. Par l’utilisation du béton brut et d’éléments nettement constructifs, on apparente généralement son œuvre au brutalisme. Riet Coosemans a démarré sa recherche par une analyse des plans originaux de l’Habitation solaire, conservés dans les archives du CIVA à Bruxelles. Elle a ensuite discuté avec les occupants de la maison, Mieke Beyls, Arnold Debosscher et leurs quatre enfants. Spécialisé en physique nucléaire, Arnold Debosscher était professeur à la KU Leuven. En 1978, il a publié pour la politique scientifique un article sur l’utilisation de l’énergie solaire dans les espaces d’habitat. Grâce à ses connaissances, il fut très impliqué dans les ingénieux travaux d’installation de collecteurs solaires sur sa propre habitation.