Petit topo de la situation : nous sommes aujourd’hui face à un patrimoine bâti obsolète, disséminé dans tout le paysage, qui requiert une optimisation urgente de ses performances thermiques – du moins si nous voulons tenir nos engagements en matière de climat et si nous prenons au sérieux la crise de l’énergie déjà très présente, de surcroît exacerbée par le régime russe.
En fait, ce sont les habitations situées dans les quartiers les plus paupérisés qui doivent faire prioritairement l’objet de mesures. On les appelle les passoires thermiques. Mais en dépit de toutes les louables initiatives de soutien, les propriétaires de ces habitations n’ont pas les budgets pour s’offrir des panneaux solaires, des pompes à chaleur et des couches d’isolant. Pour le propriétaire un peu plus nanti, la solution la plus simple pour isoler l’enveloppe extérieure reste les panneaux en résine synthétique collés et chevillés à la façade puis recouverts de fibre de verre et d’un enduit extérieur – ETICS (External Thermal Insulation Composite Systems) pour les intimes.