Pragmatisme délicat suédois

publié le 28.01.2019 | texte Roxane Le Grelle

Gebouw voor gemengd gebruik, Almen, Karlstad (Zweden), 2016. © ArtefactoryLab

La revue 2G vient de publier une monographie sur Arrhov Frick, jeune bureau suédois associé à un courant d’architecture fine et minimaliste. A+ a rencontré Johan Arrhov à l’occasion de la conférence qu’ils donneront le 11 février prochain au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.

Depuis que Johan Arrhov et Henrik Frick ont fondé leur bureau à Stockholm en 2010, leur pratique a grandi et évolué doucement mais sûrement. Un processus prudent leur permet d’avancer pas à pas sans vouloir, trop vite, trop en faire. Ils maintiennent ainsi intentionnellement la petite taille du bureau (entre dix et douze personnes) afin de rester réellement impliqués dans tous les projets. Tout en maintenant une discussion continue, les trois associés se divisent les rôles et responsabilités pour chaque phase de projet, de l’esquisse au suivi de chantier en passant par le dessin de détail. Cette division du travail permet ainsi aux autres d’avoir le recul nécessaire pour voir rapidement ce qui pourrait être amélioré ou modifié.

L’esthétique minimaliste de l’architecture réduite à son essence, très en vogue en ce moment, explique probablement en partie la présence d’Arrhov Frick sur la scène internationale. Pourtant, l’esthétique est loin d’être la préoccupation principale du jeune bureau. Au contraire, les architectes accordent bien plus d’importance au processus, qui selon eux est fondamental dans tous leurs projets et varie en fonction des différentes échelles. Cette diversité d’échelles dans leurs projets – allant du dessin de mobilier et d’architecture d’intérieur pour la marque de vêtements Our Legacy aux développements urbains – est d’ailleurs essentielle, en leur permettant de se renouveler. « Nous n’avons pas beaucoup de stratégies claires concernant notre pratique, mais ce qui est certain c’est de ne jamais finir par faire qu’un seul type de projet. »

Les architectes favorisent les dessins rapides en deux dimensions l’étude des édifices en trois dimensions. Ils explorent ainsi les principes structurels, programmes et usages de leurs projets, souhaitant toujours établir un système constructif clair et logique. Ces croquis rapides deviennent ainsi essentiels dans le processus de création. « Au départ, nous imaginons souvent un projet sans architecture, ensuite, nous ajoutons le nécessaire pour réaliser l’idée et sa possible adaptation future. » Les dessins colorés qui mettent en avant une structure extrêmement claire forment souvent le point de départ pour une architecture à la géométrie simple et épurée.

Envie de lire la suite ? L’article sera disponible dans le guide du visiteur distribué lors de la conférence !
Vous trouverez plus d’informations sur la conférence ici et la billetterie en ligne ici.

Huis, Lilla Rågholmen (Zweden), 2013–17. © Mikael-Olsson

Huis, Lilla Rågholmen (Suède), 2013–17. © Mikael-Olsson

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