L'édito d'A+249

publié le 15.09.2014 | texte Christian Kieckens

Cet A+ paraît à un moment de contradictions et d’incertitudes.
Dans ce numéro consacré à Venise, nous souhaitons avant tout aborder une double thématique. Il y a d’une part le contexte de Venise, qui en tant que ‘ville (in)visible’, porte en elle d’une manière singulière la diversité entre stratégie et intimité, survie et déclin, caractère permanent et temporaire. La ville de ‘l’andata e ritorno’ – l’aller et retour – intègre dans le bâti et l’espace public des notions telles que la préservation, l’assemblage, l’adaptation et le renouveau.
D’autre part, Venise est aussi cette autre ville disposant du potentiel et de la force nécessaires pour concevoir en permanence l’architecture – la Biennale d’architecture y figurant en vecteur incontournable.

Un programme très varié donc, qui abordera à la fois une manière de ‘vivre’ et le ‘métier de l’architecture’.

Depuis l’inauguration de la Biennale début juin, A+ a jeté un regard diversifié sur les contributions (belges), mais a également dressé un état des lieux sur le monde de l’architecture tout court. Nous avons demandé à quelques personnalités présentes à Venise de nous livrer leurs premières impressions, interviewé les commissaires du pavillon belge et sollicité le regard critique de Pieter T’Jonck. Nous nous sommes entretenus avec Tom Avermaete, frais émoulu professeur à la TU Delft et l’une des chevilles ouvrières du volet consacré au balcon dans l’exposition ‘Elements of Architecture’. Nous nous sommes enrichis au contact de Cédric Libert (chargé de cours à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Versailles). Pour l’exposition Monditalia, il a collaboré à une étude qui approche l’Italie à travers ses îles. A Venise même, nous avons visité la modeste mais intéressante exposition ‘Adaptation’ et avons clôturé notre parcours par le Pavillon coréen (Lion d’Or 2014), auquel à contribué le photographe Maxime Delvaux.
A+ s’est également intéressé à la suppression de la fonction du Vlaams Bouwmeester dans sa forme actuelle. Une discussion constructive à ce propos est à l’heure actuelle très malaisée en raison du flou du passage concerné de l’accord de gouvernement flamand. Nous nous y sommes cependant risqués, avec des contributions de Dirk Somers et de Pierre Blondel. Jusqu’à ce que nous connaissions les impacts réels d’une telle politique, nous souhaitons souligner qu’au cours des quinze dernières années, l’équipe du Vlaams Bouwmeester a largement fait la preuve de sa valeur, et il est dès lors impensable que notre personnel politique étouffe la voix indépendante de cette institution – quelle que soit la forme qu’elle puisse à l’avenir adopter. N’oublions pas que l’actuel bouwmeester bruxellois connaîtra un successeur fin novembre, tandis que cette fonction n’est pas à l’ordre du jour en Wallonie…
Enfin,  A+ étant ‘plus qu’une revue’, nous avons au cours de cet ‘été indien’ convié Martino Tattara (Dogma), Rudy Ricciotti et Tobia Scarpa à venir prendre la parole au palais des Beaux-arts de Bruxelles. Leurs conférences traiteront de thèmes tels que le patrimoine historique, le design, les développements inhérents au béton, ainsi que des réflexions à propos de l’intérieur et des nouvelles formes d’habitat. Un programme très varié donc, qui abordera à la fois une manière de ‘vivre’ et le ‘métier de l’architecture’.

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cover © Studio van Son | photo © Maxime Delvaux

cover © Studio van Son | photo © Maxime Delvaux

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