À Namur se trouvent des trésors dans le musée des Arts anciens. Derrière la façade richement ornée de l’avant-corps datant du 18e siècle, classée « Patrimoine exceptionnel de Wallonie », rue de Fer, ce petit musée bouillonnant tente de déployer une collection trop riche pour cet hôtel de maître. L’objet du concours lancé par la Province, accompagnée par la Cellule architecture, est de lui offrir des conditions de présentation et d’accueil des publics à la hauteur de la collection.
Dans ce musée se trouve le trésor d’Oignies, orfèvrerie de la fin du 18e siècle, le trésor pictural du plus grand regroupement au monde de peintures d’Henri Bles, artiste peintre du 16e siècle, un trésor de sculptures rhéno-mosanes du 12e au 17e siècle et d’autres préciosités remarquables. Ce qui est tout autant remarquable, c’est le dynamisme de l’équipe qui, partant de ses collections, propose des expositions temporaires de qualité et une diversité d’activités allant jusqu’à des concerts les soirs d’été dans le jardin. L’ambition de la Province de Namur est grande : avoir un lieu accessible à tous avec pour objectif 25.000 visiteurs par an, 1.500 m2 de surface d’expositions de référence, 400 m2 d’expositions temporaires, 300 m2 d’espaces de réserves d’œuvres, un espace jardin, un centre de documentation et une administration. Le contexte programmatique est planté, il faut donc densifier la parcelle. Cet exercice est délicat, avec des éléments d’architecture remarquables et des différences d’altimétrie importantes.